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(Tirés de la revue
Psychologies et du Jacassin, de Pierre
Daninos, o. c.)
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Mauvais
sort
( petite vengeance)

Evy-Lisa
Chirrel |
Par le feu de ces mots bien cuisants et maudits,
Je lance un maléfice à ta face coupable !
C’est un très mauvais sort, c’est un charme interdit,
Une incantation douce à l’oreille du diable !
Je lance un maléfice à ta face coupable,
Nulle conjuration ne pourra l’empêcher !
Une incantation douce à l’oreille du diable,
Un envoûtement pour toute une éternité !
Nulle conjuration ne pourra l’empêcher :
« Il te faudra m’aimer et toujours m’idolâtrer ! »
Un envoûtement pour toute une éternité.
« Ou il te poussera un furoncle verdâtre ! »
« Il te faudra m’aimer et toujours m’idolâtre ! »
Mes sorts visent souvent un endroit bien senti
Où il te poussera un furoncle verdâtre
Par le feu de mes mots bien cuisants et maudits !
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Vos
commentaires
- Quatrains,
alexandrins... superbe pantoum. - Attention à l'effet
"Boomerang"!
- Jamais de
retour de sort avec le pantoum: la magie reste enfermée dans la boucle de
mots!
- Un pantoum qui laisse pantois! Une poupée vaudou?
- Non pas de poupée vaudou... c'est de la sorcellerie wallonne, les macrâles
n'usent point de poupées,
mais de pattes de poules et autres yeux
d'araignée (surtout pour jeter les furoncles)... La fête des morts aide
aussi...
-
Remarquable par la forme et le fond.... J'aimerai ajouter ce poème sur mon site. Est-tu d'accord?
- Ravie
qu'il t'aie plus!
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Odieux
J'ai
dit ce que j'ai dit et ne retire rien
Et quoi que vous pensiez, Madame, peu importe
Je trouve vos façons indign' d'un baise-main
Je ne vous salue pas, mais non, je prends la porte.
Je l'ai prise en plein front, Madame qu'avez-vous,
Pourquoi ce vilain gest' qui en veut à ma tête
Sans doute espériez-vous, de moi, quelques mots doux
Mais si vous insistez çà va étr' votre fête.
Je vais fêter céans ces années de galère
Ces bigoudis ratés, ces chemisiers hideux,
Vos regards méprisants sur le sinistre hère
Que je suis devenu en brûlant à vos feux.
Et faire feu sur vous j'en ai vraiment envie
J'aurais dû pour cela ach'ter un pistolet
Çà vous aurait guéri de toutes vos envies
Qui ont fait de mes fonds un désert asséché.
J'y errerai bientôt dans ce désert immonde
Oui, mais j'y serai seul et hors de votre vue,
Et vous devrez chercher ailleurs de par le monde
Aussi bête que moi, pour des années de plus.
Et
ces années perdues je vais les rattraper
Il reste bien encor' des atouts dans ma manche
J'ai tant appris de vous que je peux arriver
Sur une autre victime à prendre ma revanche
Poème
de LAURAGAEL
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Rupture
J'ai
découpé le verbe "aimer"
En petits bouts de papier
Et j'ai lancé ces confettis
J'ai fais voler tous ces bisous
Sur les nuages, ils sont partis...
J'ai tailladé ce joli coeur
Avec une lame aiguisée de pleurs
J'ai fais couler dans mes veines
Les particules de ma profonde haine...
J'ai tranché tous ces mots
Que tu disais, qui sonnaient faux
Sur la pointe de mon couteau
Je les ai jetés dans un seau...
J'ai effilé toutes ces caresses
Toutes celles qui me blessent
Je les ai noyé au bord des larmes
Les fusillant d'une seule arme...
J'ai découpé le verbe "aimer"
En petits bouts pour t'oublier...
Patricia.
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Scène
de menage !...
J'en
ai assez,
Tu ne m'écoutes pas!
Je te laisse tomber,
Tant pis pour toi !
Tu peux bien casser tes clefs dans les serrures,
T'assoir sur tes lunettes et briser leur monture,
Errer des heures sur un parking en cherchant ta voiture,
Quand tu feras la somme de tes mésaventures,
Je ne serai plus là...
Quand tu glisseras sur une feuille mouillée,
Quand dans l'ascenceur tu resteras coincée,
Quand du pneu crevé, aux pannes de voiture,
Tu referas la somme de tes mésaventures,
Je ne serai plus là...
A maintes reprises,
Je t'ai sauvé la mise !
Mais des gaffes tu en fais trop,
Il faudrait être deux pour ce satané boulot !
Si je suis en grève,
Ce n'est pas pour rien,
Il faut assurer la relève,
Signé : TON ANGE GARDIEN ! berlingotte
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Lacher
Prise
Je
suis partie sans regarder vers lui
Il fallait que sans bruit je m'éloigne de sa vie
Si les doutes ont envahi mon âme
J'ai tout abandonné et déposé les armes
Je n'ai pu me résoudre à prendre ce destin
Celui qui fut tracer, au printemps, un matin
Car ce fut pour moi un immense dilemme
Est-ce bien ma voie et puis est ce que je l'aime
Et sans aucun regret j'ai déposé les clefs
Et sans aucune larme, j'ai délaissé le charme
Enterrant à jamais de grands moments de joie
Sachant pertinemment qu'ils n'étaient pas pour moi
Le cadeau qui m'offrait était trop important
J'ai douté de pouvoir l'apprécier longtemps
Peut être ma patience a dit le dernier mot
Mais ce soir son absence raisonne comme un écho.
Tamaya |
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Tu
peux emporter les couverts
Et la photo de bel'maman
Tu peux mettre tout à l'envers
Dans les pièces de l'appartement.
Tu peux me souhaiter des malheurs
Dire sur moi des vilénies
Tu peux te plaindre au procureur
Et jurer que c'est bien fini.
Tu peux brûler toutes nos lettres
Jeter ton alliance au panier
Tu peux même pleurer peut-être
Tu peux te remettre à fumer.
Je n'te demande qu'une chose
Un dernier p'tit geste élégant
Tu vois je devrais pas mais j'ose
......Ferme bien la porte en partant. |
LAURAGAEL |
Museum
of Broken Relationships
Un
fer ayant servi à repasser un costume de mariage, un rétroviseur fendu dans
une crise de jalousie, ou encore un string en bonbons, le nouveau «Musée des
coeurs brisés» à Zagreb réunit des centaines d'objets, ordinaires, bizarres
ou cocasses, témoins d'amours éteintes. Tout a commencé il y a cinq ans,
lorsque Olinka Vistica et Drazen Grubisic, qui vécurent eux-mêmes ensemble
pendant quatre ans, voulurent trouver un moyen de préserver l'«héritage» de
ce qu'avait été leur liaison. «Nous nous sommes dits que tout ce qui était
beau à l'époque (...) ne devrait pas être détruit, mais plutôt préservé
d'une manière ou d'une autre», explique Olinka, 41 ans...
«Nous
avons lancé le projet en 2006, en l'appelant le Musée des cœurs brisés, en
invitant des gens à faire don d'objets ayant marqué leurs vies intimes, leur
permettant ainsi, par une sorte de catharsis, de se soulager du poids que
représente une relation ratée», ajoute-t-elle. Bien que l'on puisse se dire
que la volonté d'exposer au public une part de sa vie privée relève de
l'exhibitionnisme, Drazen Grubisic pense que la principale motivation des
contributeurs, qui restent anonymes, a été simplement de tourner la page sur
un chapitre de leur vie. «Tous les événements majeurs dans notre vie, tels
que les mariages ou les enterrements, sont accompagnés d'une sorte de rituel,
alors que seules les ruptures des relations nous laissent dans la solitude»,
fait-il valoir...
July 12, 2003 - April 14, 2004
Zagreb, Croatia
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Almost 3 years, January 2003 – September 2005
Ljubljana, Slovenia
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1994 – 1997
Berlin, Germany
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2005
Zagreb, Croatia
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Les
objets sont répartis dans plusieurs pièces thématiques, telles que «la Rage
et la furie», où l'on retrouve par exemple une hache, devenue un «instrument
thérapeutique» dont s'est servi un Berlinois pour réduire en morceaux tous
les meubles de sa petite amie. Ailleurs, un flacon de shampoing italien pour
toilette intime masculine est accompagné d'une notice explicative: «après
notre rupture, ma mère l'utilisait pour polir les verres. Elle disait que
c'était super». Dans une autre pièce, baptisée «le Caprice du désir», on
tombe sur des jarretelles de Sarajevo. «Je ne les ai jamais mises. La relation
aurait peut-être duré plus longtemps si je l'avais fait», lit-on sur une
notice signée par l'ex-propriétaire.
Chaque
objet exposé est accompagné d'une notice contenant des messages parfois
cyniques, ou d'autres évoquant de vrais drames ou des douleurs profondes. Comme
celle affichée à côté d'une prothèse ayant appartenu à un Croate blessé
pendant la guerre, dans les années 1990, et qui décrit sa relation avec une
infirmière qui l'a aidé, à l'hôpital, à se doter de sa prothèse: «la
prothèse a tenu plus longtemps que l'amour»... Les femmes surtout ont donné
des objets, précisent les auteurs de l'exposition. À leur «surprise», en
Turquie, les coeurs brisés étaient surtout ceux des hommes.
Museum
of Broken Relationships
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Désespéré
le pauvre homme se fiche à l'eau
Mais son épouse fait comme lui aussitôt
Le malheureux en arrivant au fond
S'écrie oh non non non...
Elle est toujours, derrière
Derrière, derrière
Elle a compris ce que m'sieur le maire lui a dit
Elle ne quitte plus son mari
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